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Florian, apprenti ingénieur, spécialité Systèmes Électriques

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Après un BTS en Electrotechnique, Florian a choisi d’effectuer son cycle d’ingénieur en apprentissage en 3 ans, en intégrant la formation Systèmes Electriques – Electronique de Puissance Réseaux et Motorisation de l’EICnam en partenariat avec Ingénieurs 2000. Un choix qui lui permet de mener des missions et des projets dans le métier qu’il prépare.

Quel a été ton parcours ?

J’ai d’abord étudié l’électricité au collège, en cours de technologie et parallèlement sous forme de « bricolage » avec mon père. J’ai ensuite intégré un Bac Pro Electrotechnique. L’électricité est un domaine qui m’attirait pour son approche logique et mathématique car j’ai toujours aimé raisonner. Après mon Bac Pro, j’ai suivi un  BTS en Electrotechnique qui m’a permis de découvrir l’électricité industrielle, l’automatisme et la motorisation, et de me spécialiser dans ces domaines. C’est à la fin de mon BTS où je suis sorti premier, que la question de poursuivre mes études ou pas s’est réellement posée. Je me suis alors lancé dans une recherche de formation en consultant les sites internet des différentes écoles qui forment aux métiers d’ingénieur et en assistant aux Journée Portes Ouvertes.

Pourquoi avoir choisi cette formation du CNAM dans le cadre du partenariat avec Ingénieurs 2000 ?

J’avais hésité entre deux formations du CNAM : celle orientée chargée d’affaire et celle en partenariat avec Ingénieurs 2000, plus axée industriel et motorisation permettant de travailler en bureau d’études et conception. J’ai opté pour la formation Systèmes Electriques – Electronique de Puissance Réseaux et Motorisation en partenariat avec  le CFA Ingénieurs 2000 car les cours sur les domaines de la conversion de l’énergie et de la motorisation sont très approfondis avec une spécialité en électronique de puissance et étude des machines par exemple. De plus, elle  correspondait le mieux à mon projet et aux missions que souhaitait me confier l’entreprise. Je suis ravi d’avoir fait ce choix !

Comment s’est passé ton intégration la 1re année ?

Dès le début, j’ai dû beaucoup travailler. Durant les premiers mois,  nous suivons des cours de remise à niveau. Pour les BTS, ce sont les mathématiques qui sont revues, pour les DUT et licences, l’accent est mis sur les cours orientés technique ou de l’électricité. L’objectif est de donner des bases communes à tout le monde, quelle que soit sa formation d’origine.  Cette remise à niveau est indispensable.

Le diplôme est le même qu’en formation initiale, puisque nous avons un diplôme habilité CTI. Nous avons donc le même programme d’études qui doit être suivi en parallèle de notre travail en entreprise : les emplois du temps sont donc très chargés. Grâce à un véritable esprit de groupe et à la diversité des parcours qui composent notre promotion, nous avons beaucoup travaillé ensemble afin de nous entraider. Nous avons pu également bénéficier de l’aide des professeurs.

Comment s’est déroulée ta recherche d’entreprise ?

La recherche de contrat d’alternance est un processus long et complexe, j’ai donc commencé mes démarches à partir de février/mars pour trouver une entreprise d’accueil. Il faut commencer sa recherche d’entreprise le plus tôt possible, bien avant d’avoir les résultats des tests d’admissibilité au sein du CFA Ingénieurs 2000.

Lors de l’entretien, qu’est-ce qui a fait la différence ?

En BTS, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage au sein de l’Hôpital Necker pour fiabiliser un système de refroidissement sur des IRM. Ingénieurs 2000 m’a conseillé de bien mettre en avant cette expérience qui a été déterminante dans mon recrutement, en plus bien sûr, du bon contact que j’ai eu avec mes interlocuteurs.

Peux-tu nous décrire tes missions ?

Je travaille au sein d’une usine de fabrication de micro-puces pour l’informatique, la téléphonie, le GPS, l’automobile. Je suis rattaché au service de maintenance d’équipements de refroidissements installés sur des machines de gravure. Ces procédés de gravures dégageant beaucoup de chaleur, il est important de garantir une disponibilité constante des équipements de refroidissement grâce à des interventions de maintenance curative ou préventive. Une grande partie de mon activité se concentre aussi sur la recherche de nouvelles solutions afin de rendre les machines plus fiables et performantes, comme par exemple en remplaçant un type de moteur par un autre sur l’ensemble des machines.

Actuellement, j’interviens sur deux activités principalement. Dans le cadre de l’agrandissement de l’installation de nouvelles machines, j’assiste mon responsable. A côté de cela, je travaille à la maintenance d’une machine qui nécessite d’être en lien avec un prestataire sur des pièces nouvelles. Dans ce cas, je transmets nos besoins en termes de dimension, de contraintes techniques et je demande des devis sur une pièce ou sur une prestation. S’ils sont acceptés, je ferai le suivi jusqu’à la livraison  de ces pièces pour ensuite gérer l’installation.

Ces missions m’offrent une grande diversité d’actions et me permettent surtout d’acquérir des compétences que je n’aurais pas pu développer si j’avais intégré une formation en initiale.

Auras-tu l’opportunité d’effectuer un séjour à l’international ?

Pour le moment, rien n’a été décidé avec mon entreprise mais nous avons un site en Indonésie. Aujourd’hui, j’utilise principalement l’anglais technique dans mon entreprise. Par contre, avec le CNAM, nous avons la possibilité d’effectuer un séjour dans une université à Moscou  au cours de la 3e année.

d’APRÈS-toi, en quoi cette formation a de l’avenir ?

Dans notre société, l’électricité est un des enjeux majeurs du prochain siècle. Il faut des ingénieurs pour développer de nouvelles technologies, les rendre plus performantes et plus économes en énergie comme par exemple dans les domaines de la transformation  et du stockage de l’énergie où nous avons beaucoup de perte avec les technologies actuelles. C’est pour cela que l’électronique de puissance sert de plus en plus à la conversion d’énergie, faire de la transformation, du stockage. Ce sont donc des enjeux majeurs.

L’industrie est un des plus gros consommateurs d’électricité. Près de 25% de l’électricité mondiale est  utilisée par l’industrie, dont les trois quarts pour des moteurs. La formation Systèmes Electriques, Electronique de Puissance Réseaux et Motorisation nous permet d’appréhender aussi bien la production, le transport et la transformation  de l’énergie, que son utilisation dans différentes applications. Elle permet également d’acquérir une vue d’ensemble avec des connaissances techniques et approfondies sur beaucoup de domaines de l’électricité.

C’est pour cela qu’on peut travailler aussi bien sur du contrôle moteur dans des systèmes de refroidissements, que dans l’automatisme sur des chaînes de production, ou bien sur la transformation de l’énergie ou de sa production. C’est un domaine passionnant qui offre une multitude de métiers et d’opportunités.