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Priscillia, apprentie ingénieure, spécialité Electronique et Informatique – Systèmes Communicants

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En 1re année à l’ESIPE dans la filière Electronique et Informatique – Systèmes Communicants, Priscillia revient sur son parcours et sur sa recherche d’entreprise d’accueil dans un contexte de Covid-19. Aujourd’hui en apprentissage chez Safran Aircraft Engines, elle a su faire preuve de persévérance et de détermination, des qualités phares pour décrocher un contrat en alternance. Retour sur son expérience.

Quel a été votre parcours avant d’intégrer la formation Electronique et Informatique – Systèmes Communicants en apprentissage ?

J’ai obtenu un Baccalauréat Scientifique spécialité SVT – option ISN (Informatique et Sciences du Numérique). J’ai ensuite intégré un DUT Mesures Physiques que j’ai effectué en partie au Canada, pendant un semestre plus précisément. Aujourd’hui, je suis en 1re année du cycle ingénieur à l’ESIPE dans la filière Electronique et Informatique – Systèmes Communicants.

Pourquoi avoir choisi cette formation ESIPE dans le cadre du partenariat avec Ingénieurs 2000 ?

Après un DUT assez généraliste, il existe de nombreuses opportunités et un large panel de formations dans différents domaines pour la poursuite d’études. Pour ma part, j’ai opté pour l’ESIPE qui propose la filière Electronique et Informatique – Systèmes Communicants. Cette formation cadre bien avec le parcours que je me suis fixé puisque qu’elle combine à la fois l’informatique et les systèmes communicants. De plus, le partenariat avec le CFA Ingénieurs 2000 me permet de suivre la formation en alternance sous statut apprenti·e, ce qui est pour moi un réel avantage pour se former à son futur métier et préparer son avenir.

Comment s’est passée votre intégration la 1re année dans ce contexte Covid-19 ?

Au niveau académique, nous avons effectué un mois en entier en présentiel avant la mise en place du distanciel et de la continuité pédagogique, donc l’intégration fut un peu écourtée. Mais nous avons tout de même réussi à tisser des liens, si bien que nous faisons souvent en sorte de réviser à distance « en groupe » malgré le confinement grâce notamment aux réseaux sociaux, afin d’avancer tous ensemble.

Et au niveau de votre recherche d’entreprise ?

Ma recherche d’entreprise a débuté au printemps dernier, donc au début de la pandémie. Le contexte de la Covid-19 a beaucoup perturbé ma recherche d’entreprises d’accueil. Durant les premiers mois, je n’ai eu aucun retour de la part des entreprises que j’ai sollicitées. Face à une situation de crise si soudaine et inédite, les services RH étaient certainement bien plus préoccupés par l’organisation et la gestion interne de leurs propres salariés. C’était moralement difficile de ne recevoir aucune réponse. J’en venais même à me demander si mes candidatures avaient bien été réceptionnées par les recruteurs etc. Mais je me suis accrochée sans rien lâcher et j’ai continué à persévérer. Cette période compliquée a pris fin après une cinquantaine de candidatures, lorsque j’ai reçu une proposition d’entretien avec Safran Aircraft Engines, l’entreprise dans laquelle j’effectue actuellement mon alternance. Aujourd’hui, j’en fais un constat positif car le poste correspond parfaitement à mes attentes, et je peux enfin souffler un peu !

Lors de l’entretien, qu’est-ce qui a fait la différence ?

Durant l’entretien, j’ai bien décrit mon parcours et je pense également que mon semestre effectué au Canada a fait la différence. J’ai pu ainsi valoriser cette expérience à l’international qui s’est avérée être un réel point fort dans mon cursus. De plus, j’ai su répondre à des questions sur la programmation, ce qui a permis d’évaluer mes connaissances et confirmer mes aptitudes pour le poste. Enfin, je pense qu’aborder mon entrée à l’ESIPE a également joué en ma faveur car mon tuteur ingénieur m’a confié lors de l’entretien, que les ingénieurs qui composent son service sont d’anciens élèves issus de l’Ecole et donc des ingénieurs diplômés de l’ESIPE.

Pouvez-vous décrire vos missions au sein de Safran ?

Safran Aircraft Engines est spécialisée dans les moteurs d’avions. Au sein du service, nous sommes entre autres chargés de gérer les données générées lors des tests. Mes missions consistent à décentraliser les systèmes d’acquisition de ces données, sur un même réseau. Il s’agit d’intégration logiciel avec principalement de la programmation.

Un message pour encourager davantage de jeunes femmes à emprunter une voie scientifique et devenir ingénieurE ?

En tant que jeunes femmes, nous devons croire en nous et prendre conscience de nos capacités. La norme serait de choisir son orientation professionnelle ou son métier en fonction de ses goûts et envies, en sortant des clichés comme se dire que tels ou tels secteurs sont considérés comme «masculins» et «féminins». Dans des domaines majoritairement masculins, les femmes créent le changement et apportent des points de vue nouveaux sur des problématiques ou des postes à compétences égales.

En ce qui me concerne, je dirai que dès qu’il y a de la motivation et de la passion, l’ingénierie n’a pas de limites, donc mon message est de dire « Mesdemoiselles, ne nous privez pas de vos talents ! ».