Eric, Ingénieur Etude et Développement

Témoignage de Eric N., Ingénieur Etude et Développement chez Valeo

POURQUOI Avoir CHOISI LA FORMATION ÉLECTRONIQUE ET INFORMATIQUE EN ALTERNANCE ?

Lors de mon DUT GEII effectué à Cachan, j’ai recherché les différentes possibilités pour poursuivre mes études. Je me suis intéressé aux licences professionnelles, car je ne souhaitais pas aller sur une formation en initiale en 3 ans. Un de mes professeurs m’avait conseillé la formation Electronique et Informatique Systèmes Communicants en alternance au sein de l’Esipe en partenariat avec Ingénieurs 2000. Grâce à internet, j’ai pu approfondir son contenu. La notion d’objets communicants couplée avec l’électronique et informatique m’intéressait et était dans la continuité de mon parcours. Mon stage de fin d’études de DUT, effectué chez VALOTEC ; société de prototypage biomédicale, m’avait permis de découvrir le développement informatique lié à l’électronique dans le contexte de l’entreprise.

QUELS SONT LES BÉNÉFICES ?

Cette formation a dépassé mes attentes grâce à l’alternance car j’ai appris plus que je ne pensais. J’ai découvert les différentes applications du domaine aussi bien de l’informatique que de l’électronique : télécommunications, compression d’image, traitement de signaux électroniques… Cette diversité du contenu de la formation a été un des éléments très positif.

Lors de mon apprentissage chez SAFRAN Morpho, j’ai eu des missions transverses avec le développement d’un cycle de production d’un produit, plus lié au cycle en V qu’au développement. A l’inverse, certains de mes camarades étaient sur des missions de développement temps réel, basé sur du C. Lors de ma dernière période entreprise, j’ai pu appliquer lors d’un projet de visiophonie, les outils appris à l’école. J’ai ainsi pu lors de ce projet appliquer mes connaissances en réseau, en image, en vidéo, en audio et en programmation en C (qui est une de nos matières principales).

QUELLES COMPÉTENCES AVEZ-VOUS DÉVELOPPÉ LORS DE CET APPRENTISSAGE AVEC INGÉNIEURS 2000 ?

Tout d’abord, des compétences humaines. J’ai compris qu’il fallait faire la part des choses entre le professionnel et le personnel. J’ai surtout développé une expérience qui m’a permis à l’issu de mon diplôme d’être crédible vis-à-vis de futurs employeurs : je savais concrètement parler de ce qui compose le développement d’un produit, de sa conception jusqu’à sa validation. Ce n’était pas des connaissances mais bien des compétences que j’apportais à l’entreprise. Enfin, aussi bien grâce à la diversité des matières étudiées en cours (électronique, informatique, CEM …) nous pouvons nous adapter à différents environnements techniques en entreprise.

QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS DEPUIS L’OBTENTION VOTRE DIPLÔME ?

Deux mois avant la fin de mon contrat, j’avais eu une dizaine d’entretiens et j’ai signé au final dans une entreprise de prestation de services. J’ai pu ainsi effectuer différentes missions  dans différents domaines : biomédical, énergie (sur le compteur Linky), et surtout dans l’automobile, secteur qui m’attirait particulièrement. J’ai ainsi travaillé chez Magnetti Marelli, puis chez VALEO.

Actuellement Ingénieur études et développement au sein de VALEO, j’interviens sur des cartes que l’on insère dans les voitures (ECU). Je travaille sur un logiciel d’aide à la conduite. Je suis sur un site de 500 collaborateurs, où nous sommes environ 50 collaborateurs travaillant sur la partie Software. A partir du cahier des charges d’un client et de ses spécifications, j’interviens sur la conception, le développement puis le test. La mission actuelle est en C où j’utilise des notions de temps réel avec des règles de codage à respecter liées au monde de l’embarqué et l’automobile (notion de safety et ASIL Automotive Safety Integrity level ). Lors de  ma formation en électronique et informatique, j’ai eu de bonnes bases en systèmes embarqués, je suis donc dans mon élément aujourd’hui.

Lors de missions précédentes, j’ai pu développer sous Androïd, mais aussi en C++, en Javascript… Les connaissances acquises dans cette formation m’ont permis à chaque fois de mener à bien mes projets. Concernant mes connaissances en électronique, je les ai utilisées lors de différentes missions mais jamais de manière aussi approfondie qu’à l’école. Lors d’une mission chez Magnetti Marelli, j’ai réalisé de l’affichage sur un écran. En tant qu’interface avec le service Hardware, mes connaissances en électronique m’ont permis de débugger des problèmes sur l’alimentation de certains composants par exemple.

AUJOURD’HUI, PRATIQUEZ-VOUS L’ANGLAIS ?

Je pratique l’anglais car j’ai très régulièrement l’occasion d’échanger avec des interlocuteurs à l’international en Chine, en Egypte, en Irlande et en Allemagne. Mes interlocuteurs étaient aussi bien des collaborateurs VALEO que des clients. Aujourd’hui, certains candidats ne sont pas recrutés faute d’un niveau d’anglais correct.

Lors de ma formation d’ingénieur, j’ai validé mon TOEIC (cette formation étant habilitée par la CTI, c’est une obligation), ce qui me permettait d’avoir un bon niveau. Au cours de ma formation, j’ai effectué un séjour de 15 jours avec l’école. En journée, nous avions des cours d’anglais et le soir j’étais dans une famille d’accueil. Ce fut une excellente expérience personnelle.

QUEL A ÉTÉ VOTRE SALAIRE D’INGÉNIEUR À L’ISSU DE VOTRE DIPLÔME ?

J’ai été embauché à 33 KE brut, et la fourchette d’embauche pour ma promotion était entre 33 et 38 KE.

LA FORMATION A T-ELLE DES DÉBOUCHÉS ?

Les débouchés suite à cette formation existent, le marché du travail est en demande. La présence des entreprises françaises au CES en est un des exemples. Pour réussir, il faut bien sûr avoir de bonnes compétences techniques. Mais aujourd’hui ; il me semble très important de bien comprendre le fonctionnement de l’entreprise. Cette formation en alternance permet de se projeter plus rapidement dans cet état d’esprit.